
Série de 12 objets muraux, transferts d’images sur briques 15×30 cm, 2015
L’heure bleue, exposition en duo, avec Maurice Castella, 2015
L’heure bleue se manifeste deux fois par jour. C’est le moment précis où le ciel devient bleu foncé, entre le noir de la nuit et le bleu du jour. Le ciel est lumineux, mais il n’y a pas de soleil à proprement parler. C’est le moment où le soleil vient juste de se coucher et qu’il ne fait pas encore nuit et le moment où le soleil n’est pas encore levé et qu’il ne fait pas encore jour. La lumière est très douce, elle a quelque chose de magique. Cette couleur est particulièrement prisée des photographes. En été, cette heure est réputée la meilleure pour sentir les parfums des fleurs. C’est aux premiers instants de l’heure bleue que l’ensemble des oiseaux se mettent à chanter. Cet orchestre dure quelque minutes avant que la vie ne reprenne son cours normal.
L’heure bleue, pour nous, c’est cet instant en plein jour et en pleine lumière où LA rencontre allait avoir lieu… Une maison bleue de la tête aux pieds en pleine campagne genevoise allait, un jour de septembre 2014, être le témoin d’une double rencontre, celle de deux êtres et de deux univers artistiques…
Et même si cette Villa était sur le point de disparaître, les photos de ce lieu et les gravats résultant de sa destruction, comme autant de fragments bleus récupérés et rassemblés, resteront les témoins de la construction de cette solide relation.
Bribes d’images, bouts de bleu, bout de vie… se rencontrer aussi artistiquement, dialoguer avec ces images sauvées et ainsi raconter, avec notre histoire en trame de fond, d’autres histoires… avec le bleu comme fil rouge ! Dans l’Espace Ruine, chacun a proposé 12 (nombre symbolique de l’année écoulée) pièces en dialogue les unes avec les autres.













