
Tableau, collage et peinture acrylique sur bois, env. 20x20cm, 2024
La Grande Distribution, exposition collective, 2024
L’organisateur de cette exposition s’est procuré un distributeur automatique à casiers, similaire à ceux que l’on peut apercevoir dans les zones agricoles pour la vente de produits variés. Chaque casier a pu accueillir une peinture, une sculpture, une édition ou tout autre objet/concept artistique, ceci permettant aux artistes de présenter leurs créations dans un cadre différent, tout en favorisant une expérience participative pour le public.
Cette présentation des oeuvres pour le moins surprenante et le titre de cette exposition m’ont interrogée sur la “valeur (marchande) de l’art“ ! Une telle présentation met-elle les travaux en valeur ? Ou au contraire, les oeuvres perdent-elles de leur valeur lorsqu’elles sont exposées dans un distributeur automatique à casiers d’ordinaire destinés à recevoir des denrées alimentaires et périssables ? L’art est-il consommable ? Et ainsi exposées, les oeuvres d’art restent-elles des “denrées rares“ ou deviennent-elles des “denrées périssables“ ?
Autant de questions sans réelles réponses mais avec l’espoir peut-être d’en trouver grâce à l’art ? Une bribe de réponse qui apparaitrait dans la spontanéité d’un collage abstrait en papier déchiré peut-être ?…
Un paysage sombre se révèle sous un ciel de couleur verte qui évoque le monde agricole et sa Grande Distribution. Plusieurs personnages apparaissent dont un qui, le bras tendu, indique une direction à suivre. Mais laquelle et pour aller où ? Tendre vert… quoi ? La question reste (ou)verte !




