
Série de 18 sculptures, papier de l’Himalaya en sainbois, différentes tailles, 2020-21
Sur l’eau, au pont des Z’Arts, exposition en trio, avec Maurice Castella et Joyce Curvat, 2021
Pour cette exposition à Seyssel (France), j’ai eu envie de parler de l’eau, plus spécifiquement de ce Rhône qui baigne la galerie, et de travailler sur la Via Rhôna, cette route qui part du lac Léman pour rejoindre la mer… cette route qui m’emmène de Genève à Seyssel !
Je me suis interrogée sur le parcours de l’eau, sur son impermanence dans le continu de ses flots, sur son devenir et sur sa survie. Parler de sa beauté et de sa fluidité mais aussi de sa force tranquille qui peut parfois devenir force destructrice. Évoquer également la triste problématique écologique de la pollution des eaux. Sur-via Rhôna, quelle survie pour ces rivières et ces fleuves qui se noient dans la pollution humaine ?
Des constats ou des réflexions parfois difficiles qui s’expriment dans la matière par les tensions infligées au papier. Mais aussi, et paradoxalement, des propos qui perdent de leur poids en s’imprimant dans la matière jusqu’à créer des formes légères, quasi aériennes.
Des gestes simples, des lignes courbes imprimées dans le papier comme le tracé souple d’un cours d’eau. Des découpes répétées voire répétitives pour rendre cette impression de permanence apparente du fleuve.
Et le travail de l’eau dans le papier qui transforme la feuille plate en volume, créant des mouvements de débordement telles des vagues plus ou moins inquiétantes. On peut y voir aussi des formes qui font penser à des sortes de poissons-squelettes qui tentent de surnager ou au contraire qui semblent figés, comme fossilisés dans le papier. Mémoires de l’eau, mémoires de traces de vie…






















