
Diapositives et acétat sur toile, 120×100 cm, 2014
Le Cadre, exposition collective, 2014
Ce travail est une réflexion sur le sens premier du mot cadre (bordure rigide limitant une surface dans laquelle on place un tableau, un objet d’art, etc.) et une invitation à en sortir !
En associant une grande toile à un élément-cadre de petite taille, celui-ci ne peut plus exercer sa fonction première et peut ainsi sortir de son rôle initial limitatif. En se positionnant au centre, le cadre devient le sujet principal ; il n’est plus le faire-valoir d’un tableau mais devient le tableau lui-même. La toile blanche, elle, devient une “surface-cadre” à la fois limitative de par ses dimensions mais sans réelle limite avec le mur blanc qui la reçoit. Les rôles sont inversés !
La répétition et la couleur noire des petits cadres légers et fragiles donnent force et dynamisme au travail. La rigidité, habituellement associée à la notion de cadre, est remplacée par la souplesse et la multitude des combinaisons possibles de tous ces petits cadres. Figés dans une certaine composition, évoquant l’idée d’un cerveau, centre des réflexions, ils vont donc pouvoir jouer leur nouveau rôle de sujet principal en tant que tableau. Mais en regardant dans le détail, on peut voir que chaque petit cadre contient la représentation d’un arrangement possible et donc que chaque partie contient le tout. De ce fait, chaque petit cadre, pris individuellement, retrouve sa fonction première de bordure.
Au final, ce travail soulève une nouvelle réflexion : peut-on en définitive sortir si facilement du cadre, des cadres préétablis ?



