Corne de surabondance

La Renaissance, exposition collective

Il est fréquent de dire que durant La Renaissance, on s’intéressa de nouveau à l’Antiquité et ce, dans toutes les formes d’art. En architecture également, les châteaux-forts traditionnels et austères du Moyen Âge firent place aux châteaux-palais. Les édifices misaient tout sur l’esthétique, le but étant d’attirer l’oeil sur la richesse et de montrer le pouvoir du propriétaire des lieux.

Avec ce travail, j’ai voulu faire un parallèle avec notre époque de (sur)consommation et transposer ce besoin d’exhibition des richesses en lien avec nos sociétés industrialisées. Ainsi la corne d’abondance de l’époque, remplie de fruits, de miel ou d’autres aliments doux et sucrés, devient une corne de surabondance pleine de produits de consommation et de déchets liés à la surproduction. Une corne débordant de toute cette industrialisation à outrance et qui contient difficilement cette multiplication des richesses. Une corne grillagée exhibant le trop de tout et rappelant les barreaux d’une prison… dorée !

Peut-on encore adhérer au cornucopianisme (du latin “cornu copiae”, corne d’abondance), cette croyance en des ressources illimitées et en des innovations permanentes qui permettront de toujours résoudre les problèmes rencontrés par l’humanité – épuisement des ressources (minérales, animales ou végétales), démographie infinie (croissez, multipliez), impact écologique et climatique du développement humain, etc. ?

 

 


Copyright images et textes : © 2015 Caroline Sechehaye

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