Philomèle

Le Fil, exposition collective

Alors qu’il la ramenait d’Athènes sur la côte Thrace, Térée, le beau-frère de Philomèle, ne put résister à sa beauté. Il l’entraîna dans une bergerie où il abusa d’elle puis lui coupa la langue pour l’empêcher de parler. Il la laissa sous bonne garde dans ce triste lieu et fit croire à Procné, sa femme et soeur de Philomèle, que celle-ci était morte durant le voyage.

Philomèle eut l’idée d’avertir sa sœur en tissant une toile qui révélait son calvaire. Procné la ramena au palais et toutes deux se vengèrent de Térée en donnant la mort à son fils. Fou de rage, celui-ci voulut tuer les deux femmes mais elles furent sauvées par les Dieux qui les métamorphosèrent en oiseaux ; Procné en rossignol et Philomèle en hirondelle.

Mon travail parle de l’issue poétique et lumineuse de cette sombre histoire, de la lourdeur qui peut se muer en légèreté. La béance du ventre en souffrance, de la bouche qui crie en silence, devient un nid douillet et protecteur. Les filaments noirs de l’intérieur se transforment en fils d’or salvateurs qui virevoltent, telle l’hirondelle visible en trame de fond.

 

 


Copyright images et textes : © 2015 Caroline Sechehaye

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